Former ou Déformer ?

De l’usage raisonné de la technologie pour développer notre humanité

De l’usage raisonné de la technologie pour développer notre humanité

Olivier Wautier

Nous sommes entrés il y a plus de 20 ans dans l’ère de la transformation perpétuelle. Les révolutions (internet, digital, data, IA…) se suivent et se ressemblent dans la manière dont elles bouleversent l’entreprise. Dans ce contexte, un consensus commence à se former autour de l’importance des soft skills, ces "compétences du 21é siècle” qui permettent de gagner en résilience et de traverser le changement dans la sérénité et non dans la fébrilité. Ces compétences nous renvoient finalement à ce qui fait notre humanité dans un monde toujours plus technologique. Cependant, les solutions pour les développer efficacement à l’échelle de l’entreprise sont rares. Seuls les plus chanceux bénéficient par exemple d’un coaching professionnel, réputé comme l’outil le plus puissant de développement des soft skills. La technologie pourrait-elle ironiquement répondre à cet enjeu?

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Prototyper l’Avenir ensemble? C’est possible!

Prototyper l’Avenir ensemble? C’est possible!

L’éducation est l’affaire de tous.

L’éducation est aussi un champ d’expérimentation prospectif permanent, pour comprendre ensemble dès aujourd’hui les missions qui nous attendent demain..

Comment appréhender le mieux possible les besoins à venir en matière d’éducation? Sans doute en faisant appel à l’une des ressources qui nous définit en tant qu’espèce, l’imagination.

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Comment le digital met en mouvement les managers après une formation ?

Comment le digital met en mouvement les managers après une formation ?

Alexia de BernardyC’était top les exercices de feedback lors de ma dernière formation. Pourtant j’ai beaucoup de mal aujourd’hui à trouver les mots justes pour faire un vrai feedback à mon collègue. " " Et si cette technique du manager-coach apprise en atelier ne me convient plus, comment savoir si d’autres participants ont réussi à la personnaliser ? " Les participants comme les équipes en charge des formations, me partagent leur frustration de voir des ateliers bien construits, ayant généré un fort enthousiasme lors des exercices pratiques, ne pas donner de résultat sur le terrain. Le besoin recensé est de pouvoir mettre en mouvement, faire grandir les managers afin qu’ils acquièrent le réflexe d’adopter tel comportement souhaité, tel changement de posture ou de pratique une fois de retour au travail.

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Comment manager une équipe multiculturelle au regard des différences linguistiques ?

Comment manager une équipe multiculturelle au regard des différences linguistiques ?

Mary Vigier est enseignante-chercheuse en Management, ESC Clermont ; responsable de la filière International Business du programme Bachelor ; secrétaire général de l’association scientifique Groupe d’études en Management et Langage ; membre de l’Academy of International Business et de l’Association Francophone du Management International.

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L'excellence académique au service de la formation continue

Fortement ancrée sur son territoire et associée aux plus grands acteurs nationaux de la recherche, l’Université Côte d’Azur entend rayonner à une échelle européenne et internationale. Le point avec Hubert Lasserre, Directeur de la formation Continue de l’Université Côte d’Azur.

Quel est le positionnement de l’Université Côte d’Azur en termes de formation continue ?

L’offre de formation continue de l’Université Côte d’Azur s’articule autour de deux axes :

  • Une offre de formation continue conventionnelle qui s’inscrit dans le cadre de la loi du 5 septembre 2018 ;
  • Une offre de formation continue en lien avec les besoins des entreprises. Cette dimension concerne principalement de grandes sociétés internationales ayant une implantation régionale. Il s’agit principalement de formation dans le domaine des sciences notamment autour des technologies de l’information et de l’intelligence artificielle.

Sur le moyen terme, notre ambition est d’étendre cette offre de formation et de services aux entreprises tout en proposant notre offre de formation sur l’application de la Caisse des Dépôts et Consignations.

En parallèle, nous devons aussi mettre en place le positionnement des candidats en définissant leurs besoins et en clarifiant leurs projets professionnels. C’est une démarche qui complète le   bilan de compétences en précisant le besoin de mise en formation. L’idée est de pouvoir proposer aux candidats à la formation la meilleure combinaison de parcours en présentiel, à distance, hybride ou en VAE. Dans le cadre de notre offre de formation, nous travaillons de manière régulière sur l’actualisation la validation d’acquis d’expérience.

Quels sont les diplômes actuellement proposés ?

Notre périmètre d’action englobe tout le panel de la formation universitaire, des diplômes nationaux prochainement jusqu’aux blocs de compétences. En effet, actuellement les diplômes nationaux sont validés par blocs de compétences concernant les licences et les licences professionnelles. Progressivement, les autres formations relèveront de la même logique.

Dans ce cadre, nous faisons évoluer et complétons de manière progressive notre offre de formation. Nous projetons d’alimenter le marché par de formations modulaires, notamment en fonction des besoins des entreprises. Ainsi, notre objectif est de constituer à terme un faisceau relativement large d’actions de formation depuis le DAEU jusqu’au doctorat, à travers la validation d’acquis d’expérience comme pour la mise en œuvre d’enseignements.

Plus particulièrement, quels parcours proposez-vous aux cadres et aux managers ?

Selon le niveau hiérarchique, nous proposons des licences et des licences professionnelles, un panel complet de masters et de diplômes universitaires. Les domaines de l’économie et du management sont couverts par l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) et par l’Institut Supérieur d’Economie et de Management (ISEM). Nous ciblons aussi les ingénieurs au travers d’un ensemble d’offres professionnalisantes de la Faculté des Sciences ainsi que de l’École Polytechnique. Des formations ciblées en droit, santé, sport, lettres et sciences humaines complètent cette offre.

Sur ce marché qui est devenu au fil des années de plus en plus compétitif, comment résumeriez-vous vos forces et vos atouts ?

Notre avantage compétitif est une combinaison de plusieurs aspects :

  • La qualité du corps universitaire constitué d’enseignants, d’enseignants-chercheurs, et de professionnels, ainsi que la qualité des recherches développées au sein de l’université ;
  • Un rayonnement à l’international qui souligne la valeur de nos formations à l’étranger ;
  • La diversité des champs universitaires que nous couvrons : des sciences humaines au domaine du sport en passant par les « sciences dures » et le management ;
  • Notre statut d’université expérimentale intensive en recherche à compter du 1er janvier 2020 qui va  impacter positivement notre offre de formation continue.    

Quel regard portez-vous sur la question du retour sur investissement, notamment après la récente réforme de formation professionnelle ?

La concurrence dans le domaine de la formation professionnelle est aujourd’hui internationale. Cette nouvelle donne met donc la notion de retour sur investissement au cœur des préoccupations. Aujourd’hui, le facteur déterminant n’est plus la relation avec les financeurs, mais réellement l’offre de formation et comment elle se distingue par rapport à ce que peuvent proposer les   autres organismes publics et privés.

Il devient  donc nécessaire de mettre en place un modèle économique afin d’assurer à la fois la diversité et le rôle social de l’université tout en assurant la rentabilité du dispositif. Cependant, il faut noter que pas remettre en cause le fait que notre établissement soit capable d’accompagner des personnes qui n’ont pas obligatoirement les moyens de  financer des formations de très haut niveau alors qu’elles en ont le potentiel intellectuel ainsi que l’opportunité professionnelle.

Le retour sur investissement doit également intégrer les réponses apportées aux commandes publiques via des appels d’offre.

Que faut-il retenir de la 46e édition du colloque de la Formation Continue : « La Performance de la Formation Professionnelle à l’Université » que vous avez organisé ?

Ce colloque a renforcé notre rayonnement sur le plan national puisque nous avons accueilli l’ensemble des acteurs de la formation continue des universités de France.

Par ailleurs, nous avons eu l’occasion de faire avancer un ensemble de débats sur des thématiques assez transverses grâce notamment à la haute qualité des intervenants nationaux et régionaux représentant les ministères du travail et de l’enseignement supérieur, ainsi que la Caisse des Dépôts et des Consignations et les entreprises.

Enfin, c’était une occasion de repositionner  la formation continue comme l’un des éléments économiques majeurs de l’université.

Et pour conclure, quelques mots sur votre actualité.

La création de l’Université Côte d’Azur au 1er janvier 2020 marquera une étape décisive dans la construction d’une université intégrée reconnue internationalement, intensive en recherche, participant à la dynamique de croissance de son territoire et proposant un cadre de travail agréable et stimulant.

Les travaux en cours de finalisation portent sur la manière dont notre université avant-gardiste intègrera la formation continue comme vecteur stratégique et organisationnel face au marché national, comme au marché international.


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