Former ou Déformer ?

2020 l’année du nano-learning ?

2020 l’année du nano-learning ?

Geoffroy de Lestrange

La génération Z ou millenial représente près de 24% de la population active mondiale, obligeant les entreprises à se préparer à les intégrer dans leurs effectifs. Selon une récente étude de Pew Research Center, cette population digital native, sera plus diversifiée, formée et entreprenante que les précédentes, et elle n’aura pas peur de souligner sa singularité !

En effet, cette génération plus au fait des dernières innovations technologiques, a grandi dans une époque où les smartphones règnent et l’accès à l’information se fait via un simple bouton. Imprégnés d’innovations technologiques et habitués à l’instantanéité, les organisations ont dû repenser la façon d’intégrer ces millenial dans l’entreprise, de les motiver et former, le tout en s’assurant qu’ils réalisent leur plein potentiel.

Lire la suite

Pour une renaissance systémique de la création

Pour une renaissance systémique de la création

Nous, acteurs de l’innovation, de la création, du design, sommes orphelins d’un modèle qui nous avait bercés depuis la Renaissance. Il est grand temps de faire face à cette mort et de réinventer une autre façon de créer. 

Ce modèle dont nous sommes aujourd’hui orphelins copiait la Création divine. Une intention puissante créait une œuvre parfaite. Dieu était l’artiste et l’artiste était Dieu. L’inévitable mise en histoire de cette œuvre n’était que souillure et dégradation. Comme la création divine souillée par l’autre de DIeu, qui fait entrer la création dans une histoire, une dégradation, la création artistique devait être protégée du temps, mise sous verre, ne plus être touchée, et être parfois restaurée, ressuscitée, une nouvelle alliance en somme. Le modèle était donc subjectiviste, une intention puissante crée, et ahistorique, le temps dégrade.

Lire la suite

Evoluer dans un contexte globalisé

Evoluer dans un contexte globalisé

SKEMA Business School capitalise sur une riche histoire d’innovation et sur un réseau international dynamique pour accompagner les évolutions du monde du management et des entreprises. Rencontre avec Pascale Viala, directrice du Corporate Office au sein de SKEMA Business School. Elle nous en dit plus sur l’école, son positionnement et sur les principaux sujets qui la mobilisent.

Lire la suite

Comment le digital met en mouvement les managers après une formation ?

Comment le digital met en mouvement les managers après une formation ?

Alexia de BernardyC’était top les exercices de feedback lors de ma dernière formation. Pourtant j’ai beaucoup de mal aujourd’hui à trouver les mots justes pour faire un vrai feedback à mon collègue. " " Et si cette technique du manager-coach apprise en atelier ne me convient plus, comment savoir si d’autres participants ont réussi à la personnaliser ? " Les participants comme les équipes en charge des formations, me partagent leur frustration de voir des ateliers bien construits, ayant généré un fort enthousiasme lors des exercices pratiques, ne pas donner de résultat sur le terrain. Le besoin recensé est de pouvoir mettre en mouvement, faire grandir les managers afin qu’ils acquièrent le réflexe d’adopter tel comportement souhaité, tel changement de posture ou de pratique une fois de retour au travail.

Lire la suite

Comment assurer la montée en compétences de ses collaborateurs et les valoriser ?

Former et valoriser ses collaborateurs sont deux enjeux fondamentaux pour les entreprises. Dans un monde où la mobilité des collaborateurs s’est développée, occuper le même poste toute une vie et réaliser sa carrière dans la même entreprise sont devenus des épiphénomènes. Cette tendance est d’autant plus vraie que les évolutions technologiques ont accéléré l’apparition et la disparition de métiers. Qui aurait pensé il y a 20 ans que les data scientists deviendraient la perle rare, qu’influenceur serait un travail à part entière et que les emplois d’hôtesse de caisse seraient menacés de disparition ? 

Cette situation induit un renouveau dans les besoins de formations et de fidélisation des collaborateurs. Elle requiert aussi une agilité accrue dans l’ingénierie de formation. Pourtant les entreprises sont souvent perdues face à la pléthore d’organismes de formation existants. Parmi ces organismes, l’université est souvent considérée, à tort, comme un mauvais choix pour assurer cette montée en compétences. Souvent perçues comme très théoriques, non adaptées à cause de leur lourdeur horaire (de 250h à 800h par an), et dispensées par des enseignants-chercheurs déconnectés des réalités du terrain, les formations universitaires sont fréquemment stéréotypées et méconnues.

Une stratégie universitaire orientée vers la formation continue

La réalité est tout autre. D’une part, le monde universitaire n’est pas resté dans sa tour d’ivoire, indifférent aux attentes des entreprises. De nombreuses universités, notamment Aix-Marseille Université, se sont lancées dans une vraie stratégie de formation tout au long de la vie. Cette stratégie a d’abord été basée sur l’écoute des partenaires du monde socioéconomique. Par exemple, les 47 parcours de licences professionnelles de l’IUT d’Aix-Marseille ont été construits avec pour finalité un ou plusieurs métiers identifiés avec les professionnels des secteurs concernés lors de conseil de perfectionnement. 

Ces licences ont ensuite été structurées autour des compétences requises pour l’exercice de ces métiers. Cette solution a eu pour effet, non seulement d’améliorer la lisibilité des formations auprès du public, mais encore d’offrir des opportunités de création de formation sur mesure pour certaines entreprises. Chaque compétence s’appuie sur des modules de formation autour de 90-120 heures entrant dans les plans de financement du Congé Personnel de Formation. 

D’autre part, les entreprises sous-estiment souvent l’importance de la diplomation pour leurs collaborateurs, qui sont sensibles à la dimension « diplôme universitaire ». Obtenir un master, un DUT ou une licence professionnelle n’est pas seulement un moyen pour monter en compétences mais une façon d’atteindre un certain accomplissement personnel si prisé dans la pyramide de Maslow.

Coupler VAE et formations courtes pour former et valoriser ses collaborateurs, deux exemples concrets.

En s’appuyant sur les opportunités offertes par la structuration en compétences et le désir de certains collaborateurs d’obtenir un diplôme universitaire, certaines entreprises comme Carrefour ou Auchan ont fait confiance à l’université et se sont lancés dans cette aventure. Avec l’aide de l’IUT d’Aix-Marseille, elles ont co-construit des parcours de formation s’appuyant sur des licences professionnelles, se concentrant sur deux domaines à forte valeur ajoutée pour la grande distribution : le management du point de vente et la logistique. Ce parcours en un an avait deux objectifs : la valorisation et la montée en compétences. D’un côté, le collaborateur devait valoriser les compétences exercées et acquises par la pratique à travers une Validation des Acquis d’Expérience. Lors de ce processus pendant lequel le collaborateur fait le bilan de l’ensemble de sa carrière et prend du recul sur les compétences qu’il a acquises, il est accompagné par un coach tout au long de l’année.

De l’autre, il montait en compétences sur des thèmes précis comme « l’utilisation des outils digitaux en rayon » ou « gérer un processus logistique dans un contexte d’urgence climatique » auxquels il n’avait jamais été formé. Ces formations ont eu lieu durant 4 séminaires de 2 jours afin de limiter leur impact sur l’activité des entreprises. Le financement a été assuré par les OPCO (anciens OPCA). La pédagogie a été adaptée, laissant place aux échanges, études de cas et pédagogies actives afin de faciliter ces échanges.

Cette aventure n’a pas été une aventure individuelle mais elle s’est déroulée en groupe. Le caractère collectif a été crucial dans la réussite des stagiaires. Réaliser un parcours de VAE est éprouvant et se retrouver en salle de cours, même en petit effectif de 10-12 apprenants, peut se révéler stressant. L’entraide et la réassurance des uns vis-à-vis des autres ont permis de dépasser ces difficultés.

Bilan et perspectives.

A l’issue de cette formation, la quarantaine de collaborateurs ayant suivi le cursus est désormais titulaire d’une licence professionnelle. Lors de la cérémonie de remise des diplômes, ces salariés ont témoigné à la fois de leur fierté d’être diplômés, et de leur reconnaissance envers leur enseigne. En entreprise, les compétences acquises à l’université ont donné pleine satisfaction. Carrefour et Auchan envisagent de relancer une nouvelle promotion. Côté IUT, l’expérience a fait des émules et d’autres licences pourraient se lancer en construisant des formations avec des partenaires. A n’en pas douter, ces nouvelles offres incorporeront une partie en distanciel à travers du e-learning, pour rendre encore plus aisée l’expérience à la fois pour les entreprises et les collaborateurs !


Les articles relatifs à la formation