Former ou Déformer ?

Construire un écosystème apprenant

Construire un écosystème apprenant

 

Les organisateurs du MOOC Dys – une formation ouverte sur les troubles spécifiques du langage et de l’apprentissage en 6 langues, co-financé par le programme européen Erasmus+  – souhaitaient avant tout susciter la création d’une intelligence collective sur ces troubles.  Le meilleur moyen d’y parvenir était de créer un " écosystème apprenant ".  Ce qui compose cet écosystème, ce sont des relations d’interdépendance entre acteurs, médiées par la technologie éducative.

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Faire grandir et transformer vos collaborateurs avec la pédagogie Early Maker

Faire grandir et transformer vos collaborateurs avec la pédagogie Early Maker

Thierry Picq, Directeur Early Maker Development d’emlyon business school,
nous présente cette approche innovante et nous explique quelle est sa valeur ajoutée pour les entreprises et les organisations.

Qu’est-ce que signifie votre approche Early Maker ? 

Au travers de cette pédagogie, nous voulons former des individus et accompagner des organisations afin qu’ils deviennent porteurs d’innovations et acteurs du changement. Dans un monde complexe, incertain et hautement technologique, les modes d’apprentissages « top down » de connaissances figées sont devenus obsolètes. Pour faire évoluer nos programmes avec notre approche « Early Maker », nous nous concentrons sur :
• Le renouvellement des contenus : au-delà des disciplines classiques du business, nous nous intéressons aux enjeux sociétaux, aux nouvelles technologies et à leur limite, à la capacité à anticiper et à travailler dans l’incertitude pour développer une posture en adéquation avec le monde actuel ;
• Le processus pédagogique : nous privilégions l’expérience et la mise en situation en misant sur le coaching, le tutorat, le mentoring et des dispositifs qui permettent de recueillir un feedback et de faire un suivi. 

L’idée est de former des personnes qui pourront remettre en cause l’existant en questionnant et observant le monde qui les entoure, mais qui seront aussi capables de passer à l’acte même si elles ne disposent pas de toutes les informations. En effet, un Early Maker est quelqu’un qui agit, qui tire les conclusions de ce premier passage à l’acte pour mieux penser la suite et travailler en boucle itérative en ayant notamment recours au management agile, au design thinking…

Comment cela se traduit-il au niveau de vos formations executive ?

Nous proposons aux entreprises des formations sur-mesure centrées sur l’Action Learning. Il s’agit de former par la pratique, d’apprendre en faisant et de développer la capacité à faire autrement. Cela peut se traduire sous différentes formes dans la pédagogie. Nous concevons par exemple des programmes basés sur l’intrapreneuriat : nous incitons les participants à entreprendre au sein
même de leur organisation en travaillant sur des projets innovants qui répondent à plusieurs enjeux : business, RH, sociétaux….

Dans le cadre du programme co-construit avec Bristol Myers Squibb, cette démarche a fait émerger plusieurs projets tel que « Vik-e » (Victory in Innovation for Kids) : des robots
avatars mis à disposition d’enfants hospitalisés en onco-pédiatrie leur permettant de maintenir un lien social avec l’extérieur (maison, école…). L’immersion en start-up constitue également un bon moyen pour faire sortir les participants de leur zone de confort. Nous proposons ce mode d’apprentissage dans le programme conçu avec Bouygues Telecom.

Pendant 6 mois, les collaborateurs travaillent de manière active sur un projet d’une start-up, et font ainsi l’expérience de l’innovation frugale favorisant le transfert d'idées au sein de leur entreprise.

Quels sont les atouts et les spécificités de ces formations ? 

Aujourd’hui, les entreprises s’appuient de plus en plus sur leurs collaborateurs pour être des acteurs de l’innovation en interne. Notre approche Early Maker permet de répondre avec pertinence à ces attentes en proposant des programmes sur-mesure autour de leurs enjeux de transformation et d’innovation. Au-delà de la création de valeur directe pour l’entreprise, c’est aussi un vecteur
efficace de développement des compétences sur le plan collectif et individuel. L’Action Learning permet aux participants de développer leur capacité à entreprendre et à innover, mais aussi d’apprendre à travailler ensemble au sein de leur entreprise et de leur écosystème. Cette approche favorise le développement des réseaux, l’ouverture sur l’extérieur, et renforce la capacité à aller chercher là où se trouvent les ressources et les compétences nécessaires. Cette pédagogie active permet ainsi aux individus et aux entreprises de passer à l’action et de bénéficier immédiatement des apports de la formation.

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Retours et Perspectives du Mooc SIRH

Retours et Perspectives du Mooc SIRH

Le MOOC SIRH est né lors d’une séance collective de réflexion entre les membres du bureau de l’association du Cercle SIRH et Digital RH, où j’ai proposé cette idée.

Cette association indépendante regroupe les responsables SIRH (Systèmes d’information des Ressources Humaines) rattachés soit à la DRH ou soit à la DSI, de 75 grandes sociétés françaises ayant une dimension internationale ou uniquement française (dont 13 du CAC 40) représentant 1.500.000 salariés.

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Quelles difficultés rencontre-t-on tous lors de la production de modules de formation ?

Quelles difficultés rencontre-t-on tous lors de la production de modules de formation ?

Le secteur de la formation digitale, et plus globalement le secteur EdTech, est en pleine explosion depuis déjà plusieurs années. Les besoins de formation, notamment des différents services ressources humaines et des services formation, sont de plus en plus nombreux et les consommateurs deviennent très exigeants. Face à cette évolution, deux constats ont été réalisés.

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Bienvenue dans l'ère de la posture de coach pour les professionnels RH et les managers !

Le coach n’est pas un acteur nouveau dans le paysage des RH. Cependant son action s’est largement démocratisée. Est-on entré dans l’âge de la maturité pour les coachs en entreprise ? Qu’est-ce qu’apporte aujourd’hui la posture de coach aux différentes fonctions de l’entreprise ? Voici quelques éléments de réponse avec Séverine Dieuze, ingénieure de formation continue du Groupe Clermont en charge de l’offre en Management et Développement professionnel et parallèlement déléguée régionale de l’EMCC, 1re fédération des professionnels de l’accompagnement, depuis 2018.

A-t-on une bonne visibilité sur l’état du coaching en France ?

Nous avons une visibilité accrue grâce notamment aux fédérations qui structurent le métier et qui sont en capacité de donner des chiffres clés. En France, nous comptons plus de 20 000 coachs formés dont la moitié exercent le coaching en tant que profession à part entière. L’autre moitié fait du coaching dit « intériorisé », ce sont des personnes formées au coaching qui ajoutent cette posture à leur pratique professionnelle sans changer fondamentalement de métier.

Qu’est-ce qui fait un bon coach ? Peut-on se former pour le devenir ? 

Le coaching est un métier à part entière et exigeant parce qu’il demande de maîtriser à la fois le processus de coaching et un grand nombre de cadres de références auxquels le coach fait appel (Analyse transactionnelle, PNL, Gestalt, Systémie, Approches Narratives, Hypnose Ericksonnienne, Thérapies Brèves, Psychologie positive, Communication Non Violente, Appréciative Inquiry, etc.), sans oublier le travail sur soi et la supervision qui sont tous deux indispensables.

Ce qui est intéressant aujourd’hui, c’est de voir que de plus en plus de personnes se forment au coaching pour adopter une posture de coach au service de leur fonction. On parle de posture de coach mais le plus juste serait de parler d’une posture d’accompagnement au service du développement du potentiel et des compétences des personnes. Cela concerne notamment les DRH qui se forment pour développer leurs compétences à l’accompagnement des collaborateurs, les managers pour développer leur capacité à exercer un management responsabilisant, et de plus en plus de formateurs qui adoptent une pédagogie active en développant la confiance des apprenants et en leur permettant d’accéder à leurs points d’appui pour apprendre et évoluer dans un monde en perpétuel changement.

Pour répondre à cette demande, nous avons développé plusieurs solutions : 

  • un accompagnement des DRH au niveau de la mise en œuvre et du suivi des dispositifs d’accompagnement 
  • des modules de formation à la posture de coach, tuteur et mentor pour les personnes identifiées pour accompagner les personnes

En termes de modalités pédagogiques, nous avons complètement intégré la posture du formateur-coach dans nos formations car elle est modélisante pour les participants : un participant qui expérimente cette posture en formation comprendra la puissance de celle-ci et sera plus à même de l’adopter.

Comment s’est construite l’offre de formation autour du développement professionnel et du coaching au sein de l’ESC Clermont ?

Nous avons développé ces dernières années une réelle expertise dans l’accompagnement des transformations managériales. Ces nouveaux modes de management orientés vers la responsabilisation et une capacité à mobiliser l’intelligence collective demandent un renforcement des compétences relationnelles. L’offre de développement professionnel est apparue comme une réponse au besoin de consolider la posture des managers dans leur rôle d’accompagnateur de leurs équipes et de leurs équipiers.

Pour construire cette offre, nous avons sélectionné les meilleurs apports en développement professionnel en s’appuyant sur le cadre scientifique des sciences cognitives et sociales. Nous avons des demandes de plus en plus importantes sur ce champ, notamment en ce qui concerne la capacité à développer son agilité relationnelle et décisionnelle et à adopter cette posture d’accompagnant en entreprise de plus en plus recherchée.


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