Pour une meilleure qualité de vie au travail ...

Plutôt de d’en faire toujours plus pour la QVT, il est temps de travailler mieux !

Plutôt de d’en faire toujours plus pour la QVT, il est temps de travailler mieux !

Depuis 30 ans, les questions de santé psychologique ont fait leur entrée fracassante dans le monde du travail. Nous avons vécu et contribué à des avancées décisives grâce à l’apport dans l’entreprise des sciences humaines comme la psychologie, l’ergonomie ou la sociologie mais aussi la médecine, le droit, les relations sociales ou de management.

Depuis 30 ans, les questions de santé psychologique ont fait leur entrée fracassante dans le monde du travail. Nous avons vécu et contribué à des avancées décisives grâce à l’apport dans l’entreprise des sciences humaines comme la psychologie, l’ergonomie ou la sociologie mais aussi la médecine, le droit, les relations sociales ou de management. 

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Petite réflexion autour des nouveaux espaces de travail

Petite réflexion autour des nouveaux espaces de travail

La vogue des nouveaux espaces de travail nous interroge sur les opportunités et les contraintes de ces lieux mais également sur la façon de concevoir ces espaces. A travers un regard croisé entre le monde professionnel et des recherches similaires dans le milieu scolaire, Bertrand Chavanel aborde critères, méthodologie et philosophie de notre rapport à ces environnements.

On pourrait se dire qu’il existe une grande différence entre les espaces de travail et ceux destinés aux plus jeunes, mais il est intéressant de considérer les mécanismes qui amènent " petits et grands " à revoir leur rapport à l’environnement scolaire et à celui du travail.

Ce qui marche, ce qui coince

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La tech au service de l'inclusion

La tech au service de l'inclusion

par Alice POUILLEVET

Consultante chez Social Builder, Alice Pouillevet accompagne les entreprises et les organisations à se saisir des questions d’égalité femmes-hommes et d’inclusion. Issue du Programme IDEA - Innovation et Design Thinking - développé par l’emlyon business school et l’Ecole Centrale, elle propose une expertise au croisement de la mixité, du numérique, du design & de l’innovation. 

Les technologies et les transformations actuelles invitent les entreprises à développer une grande agilité pour relever les nouveaux défis. Si le développement de nouvelles compétences techniques est essentiel, le monde de la recherche académique et les expert.e.s de l’entreprise semblent valoriser de plus en plus fortement les  softkills.

Les organisations évoluent et il est aujourd’hui fondamental de parvenir à développer de hautes qualités de collaboration et de coopération entre toutes typologies de salariés (indépendamment de leurs métiers, parcours, compétences, expériences, personnalités, niveau de séniorité etc.) pour favoriser le bien vivre ensemble, la qualité de vie au travail et, bien sûr, l’innovation et la compétitivité.

Et si ces nouveaux enjeux comportements nés de la révolution numérique étaient justement adressés via les technologies ? Si le digital devenait l’allié  de l’inclusion et de la QVT ?

Les technologies et les transformations actuelles invitent les entreprises à développer une grande agilité pour relever les nouveaux défis. Si le développement de nouvelles compétences techniques est essentiel, le monde de la recherche académique et les expert.e.s de l’entreprise semblent valoriser de plus en plus fortement les  softkills.

Les organisations évoluent et il est aujourd’hui fondamental de parvenir à développer de hautes qualités de collaboration et de coopération entre toutes typologies de salariés (indépendamment de leurs métiers, parcours, compétences, expériences, personnalités, niveau de séniorité etc.) pour favoriser le bien vivre ensemble, la qualité de vie au travail et, bien sûr, l’innovation et la compétitivité.

Et si ces nouveaux enjeux comportementaux nés de la révolution numérique étaient justement adressés via les technologies ? Si le digital devenait l’allié  de l’inclusion et de la QVT ? 

L’inclusion de tou.te.s : des actions ciblées et des actions transverses

Dans un contexte mouvant qui fait la part belle aux réorganisations, se pose la question de la rétention des talents et celle de permettre à des collaborateur.rice.s aux compétences diverses et multiples de travailler ensemble au mieux de ce qu’elles et ils sont individuellement. Comment faire collaborer, au mieux, les SI et les RH ? Le product owner et le développeur ?  

La responsabilité sociale est intégrée dans la stratégie de plus en plus d’entreprises. Des actions et des réseaux naissent pour favoriser le développement professionnel et personnel de toutes et tous. Ces initiatives adressent habituellement les questions de genre, d’origine, de handicap, d’orientation sexuelle ou encore, de religion. Elles sont souvent envisagées en silos mais il nous paraît nécessaire d’aller au-delà de cette approche verticale pour en développer une transversale complémentaire.

S’il faut continuer de mettre en place des réseaux dédiés pour outiller les femmes (actions de rattrapage spécifiques), il faut également créer des initiatives autres, autour de thématiques plus englobantes et générales, comme la question de l’équilibre des temps de vie, pour ainsi adresser et embarquer l’ensemble des équipes. En somme, cibler impérativement certains groupes d’appartenance mais aussi développer des formats pour valoriser équilibre entre l’altérité de tous et la culture commune. 

Développer l’inclusion pour favoriser la qualité de vie au travail

L’entreprise inclusive répond ainsi à un impératif de justice sociale et de pragmatisme économique. Si l’inclusion est un facteur essentiel de bien être individuel, elle favorise aussi la performance du collaborateur et celle du collectif. La mise en place de démarches inclusion permet à des équipes hétérogènes de développer leurs solidarités et collaborations. 

En outre, la diversité des profils, des compétences ou des opinions est favorable au développement d’idées créatives et innovantes. Cette pluralité de regards est autant d’opportunités de mieux comprendre les besoins des clients et ainsi accroître l’avantage concurrentiel d’une entreprise. 

Il apparaît alors fondamental de sensibiliser tout le monde aux bénéfices de l’inclusion au travers de l’acquisition de connaissances et des compétences pour développer des relations bienveillantes, humaines, positives au travail. Il s’agit aussi de développer un communication inclusive, de favoriser une posture de leader.se à tous les échelons de l’organisation, de faciliter l’identification des biais au service de la neutralisation des stéréotypes ou encore, de mettre en œuvre des processus pour recruter, intégrer et faire évoluer tout un chacun.

Mais alors, comment procéder ?

Vers de nouveaux modes de formation : les vertus du bot d’apprentissage 

Pour relever ces nouveaux défis il faut développer de nouveaux formats et outils de formation. Alors que la Courbe d’Ebbinghaus démontre que 48h après l’acquisition de connaissances, 70% d’entre elles se sont envolées, il faut œuvrer pour une stratégie de consolidation mnésique. Quels outils pour former massivement et individuellement tout en combinant flexibilité, apprentissage dans la durée et mémorisation ?

S’appuyer sur un bot de microlearning qui forme à l’inclusion pour améliorer la qualité de vie au travail est une piste que l’on doit envisager. En effet, l’approche conversationnelle de cet outil digital permet une mise en situation facilitée et revisite l’expérience de la formation à travers des contextualisations pour passer de la posture à la pratique.  Véritable arbre de décision, le bot permet une personnalisation du contenu qui prend en compte le profil de la personne formée (direction, management de proximité…) et son niveau de connaissance évalué grâce à un système d’autodiagnostics récurrents. La diversité des formats (vidéos, articles, podcasts, … ) permet également de répondre aux préférences actuelles de consommation de contenu.

Enfin,ce microlearning découpé en courtes capsules permet de profiter des contenus à la carte et un ancrage des connaissances très fort via des relances récurrentes. 

Irriguer l’organisation de pratiques inclusives pour une plus grande qualité de vie au travail, nécessite un changement culturel fort dont la technologie nous semble être un des leviers pour y parvenir. 

Social Builder est une start-up sociale qui œuvre à construire et développer l’égalité femmes-hommes dans la sphère économique et spécifiquement dans le numérique.

  • En (ré)orientant, formant et accompagnant les femmes vers les métiers du numérique 
  • En accompagnant les entreprises à opérer un changement culturel fort - avec GREAT (Bot de microlearning à l’inclusion) et des actions de conseils novatrices

Plus d’infos sur : socialbuilder.org

  

 

 

        

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Le présentéisme au travail : ce « nouveau » phénomène…

Le présentéisme au travail : ce « nouveau » phénomène…

Sébastien Richard est maître de conférences en Economie à l’Université de Lille où il a dirigé pendant 10 ans le Master Management des Ressources Humaines. Ses travaux de recherche appliquée portent sur l’absentéisme, le présentéisme, et plus généralement sur l’efficacité du capital humain. Il est également directeur scientifique d’Havasu, start-up spécialisée dans l’analytique RH. 

Que le lecteur nous pardonne, cet article débute par l’évocation d’une histoire. Celle de Mr-Shm.t, ouvrier du bâtiment en Egypte. En ce mois de Mars, période de forte prévalence de nombreuses affections pulmonaires et gastro-intestinales, Mr-Shm.t est malade. Depuis deux jours, il n’est pas allé travaillé. C’est assez habituel dans le métier ; le gouvernement, qui est son employeur, contrôle donc assez précisément les motifs des absences mais maintient le salaire de ses ouvriers lorsqu’ils sont malades. Il leur offre également la possibilité d’aller consulter gracieusement un médecin.

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Petite réflexion autour des nouveaux espaces de travail

La vogue des nouveaux espaces de travail nous interroge sur les opportunités et les contraintes de ces lieux mais également sur la façon de concevoir ces espaces. A travers un regard croisé entre le monde professionnel et des recherches similaires dans le milieu scolaire, Bertrand Chavanel aborde critères, méthodologie et philosophie de notre rapport à ces environnements.

On pourrait se dire qu’il existe une grande différence entre les espaces de travail et ceux destinés aux plus jeunes, mais il est intéressant de considérer les mécanismes qui amènent " petits et grands " à revoir leur rapport à l’environnement scolaire et à celui du travail.

Ce qui marche, ce qui coince

"La difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d’échapper aux idées anciennes" John Maynard Keynes.

La remodélisation des espaces professionnels et d’apprentissage, recèle de nombreux atouts :

Tout d’abord, il s’agit de modifications plus incitatives qu’intrusives.

L’influence des environnements et des lieux sur nos comportements est par ailleurs beaucoup plus forte qu’on ne le pense, même si cela relève très souvent de notre inconscient.

De même, nous sommes toutes et tous rôdé(e)s à l’attrait des ambiances et de la décoration dans le cadre de nos choix de lieux de vacances ou de sorties par exemple.

Enfin, nous sommes nous-mêmes acteurs de ces organisations spatiales dans l’aménagement de nos propres lieux de vie.

L’excellent dossier " nouveaux espaces espaces de travail et expérience collaborateur " publié récemment par la Fabrique Spinoza reprend quelques éléments chiffrés (First results of the 2017 Global Coworking Survey, 2016) que je vous propose de partager :

  • 94% des collaborateurs affirment que les espaces de travail ont un impact sur leurs performances
  • 71% des coworkers ont déjà collaboré avec d’autres membres de leur espace
  • 45% des personnes en France souhaitent pourtant occuper un poste de travail dédié dans un bureau individuel
  • mais 93% des millenials ne veulent plus d’un bureau classique

On ne peut que constater les différences de point de vue selon les générations, et le poids des habitudes ou des organisations existantes. Il est vrai que du seul point de vue de l’ergonomie pure, il y aurait souvent bien des choses à dire sur les espaces de coworking : travailler " comme à la maison " ne relève ainsi pas toujours de l’étude de la meilleure position de production. De même, le bruit et les différents facteurs de perturbation inhérents aux espaces partagés semble être totalement incompatibles avec le mode de travail validé par bon nombre d’entre nous.

Pourtant, bon nombre d’intervenants médicaux, soulignent aujourd’hui la nécessité de produire du mouvement dans les espaces de travail. Le regard sur les postures physiques est ainsi devenu tout aussi important que celui de l’ergonomie : travailler ponctuellement debout, puis dans une situation relaxante ou sur différentes assises est synonyme d’exercice physique et de saine sollicitation du corps humain.

Au global, il serait tentant de considérer les effets des nouveaux espaces de travail comme un épiphénomène, ou comme résultant de variables strictement affectives peu compatibles avec les impératifs de nos activités professionnelles. Pourtant certains paramètres structurants, ainsi qu’un regard nouveau sur les organisations connexes offre des perspectives bien plus stables et profitables.

Des clés pour réussir

Existe-t-il une recette de cuisine pour composer ces nouveaux espaces ? Bien sûr, de nombreux architectes et designers d’intérieur talentueux maitrisent les règles de composition des espaces de coworking. Mais il est primordial de réfléchir à la possibilité de s’inscrire dans une véritable démarche projet collectif où les objectifs finaux et intermédiaires doivent être tout particulièrement étudiés.

Adopter et s’approprier un environnement relève ainsi de la possibilité de s’y resituer et procède de la capacité de chacun à s’intégrer dans le groupe. Cette règle primordiale joue autant sur la capacité à produire une transformation aboutie que sur le risque de rejet et de désimplication.

L’acceptation et la recherche du mouvement, de la mobilité, constitue un second critère. Plus on se sédentarise, moins l’on produit activement, notamment sur la durée. Michel Serres disait " on écrit avec les pieds ". Quiconque a déjà pratiqué des activités culturelles tel le théâtre sait combien il existe un lien entre les dynamiques physiques et notre potentiel à l’expression par exemple.

Adoption et appropriation, mouvement, le troisième critère de base de l’aménagement réside dans le pouvoir de communication et de suggestion des lieux. On parle ici non seulement de l’ambiance que dégage un espace, mais aussi de sa signalétique. En effet, si l’on peut concevoir que certains espaces soient naturellement compris par tous, il n’est pas superflu d’écrire et de flécher ce qui se passe potentiellement dans telle ou telle zone. Cela maximisera la perception d’adéquation des équipements aux pratiques attendues notamment.

La dénomination des salles participe donc à cette identification, mais on peut profiter de ces appellations pour les rendre visuellement décoratives et porteuses d’ambiance thématiques par exemple. On recherchera ici une certaine identité évocatrice à chaque lieu. Le rapport à la nature, les univers ludiques ou l’influence de l’artistique sont autant de pistes productives dans ce domaine. Sachant que dans tous les cas, il faut viser des points vus clairs et affirmés, et réellement présents : une plante verte (souvent en manque d’entretien …) dans un coin de la pièce, ne constitue en rien un acte accompli de végétalisation …

Repenser les salles de réunions peut ainsi être un bon cas de transition, sachant que cela permettra une expérience progressive de nouveaux aménagements : halte aux rangs de chaises tournées vers l’écran ou le tableau (" classe autobus " comme disent les enseignants), aux tables " rondes " qui utilisent 50% de la surface sans aucune valeur ajoutée, et oui aux dispositifs en îlots ateliers (mixer si possible la nature et la hauteur de ces équipements dans une même salle), même si chacun devra faire mouvement pour se resituer par rapport à la présentation.

Pratiquons l’art de la rupture de communication. Les espaces de coworking sont en réalité pleinement basés sur ce principe : On vient travailler dans un cadre qui ne ressemble pas vraiment à un cadre de travail conventionnel, et c’est sans doute pour cela que l’on change d’attitude. Le simple fait d’avoir le sentiment de transgresser les règles classiques du milieu professionnel constitue un acte d’affirmation de soi et donc d’appropriation, de prise d’autonomie et d’engagement.

Pour finir, définir des zones et donc des équipements en lien avec un objectif d’activité est l’un des meilleurs moyens pour éviter de produire un espace à l’opposé de ce qui doit s’y passer. Une réflexion portée par le réseau éducatif European Schoolnet basé à Bruxelles a ainsi défini un découpage d’espace par verbe d’action (cf schéma en illustration) où les lieux portent finalement un mix entre les activités et les attitudes attendues : " présenter ", " partager ", " rechercher ", " co construire " … sont autant d’appellations qui fixent les pratiques mais aussi les états d’esprit.

Vous l’aurez compris, alors que l’on pourrait restreindre cette réflexion au choix d’équipements destinés au bien-être, à la mise en place d’une opération de communication, ou encore à une tentative de réconciliation entre l’humain et l‘industriel, la refonte des espaces professionnels challenge notre capacité individuelle et collective à marier les extrêmes : intuitif et fonctionnel, dynamiques et contraintes, recherche de Sens et production.

"La valeur d’une idée dépend de son utilisation" Thomas Edison

Bertrand Chavanel

Bertrand Chavanel est en charge depuis 2016 des recherches et développement autour des nouveaux espaces éducatifs et des solutions qui lui sont rattachées pour Manutan Collectivités

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Mots-clés: FORMATiON, INNOVATION

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