Pour une meilleure qualité de vie au travail ...

Comment les milléniaux façonnent- ils le futur du travail?

Comment les milléniaux façonnent- ils le futur du travail?

Si elle pousse les entreprises à faire preuve de plus d’innovation à propos du futur du travail, la génération Y apporte aussi de nouvelles idées qui vont changer l’espace de travail. On parle beaucoup d’eux, ils jouent un rôle majeur dans l’évolution des attentes, des expériences et des pratiques de l’espace de travail !

Mais qui sont-ils vraiment ? Et que veulent-ils ?

Lire la suite

La prévention cardio-vasculaire au coeur de l'entreprise

La prévention cardio-vasculaire au coeur de l'entreprise

Professeur Bernard PIERRE, Cardiologue Faculté de médecine Lyon-Sud / Charles Mérieux

En France, la mortalité de cause cardiovasculaire (CV) a été réduite de façon spectaculaire lors des dernières décennies (de l’ordre de 50 %). De ce fait, depuis 2004, chez l’homme (mais non pas encore chez la femme), la mortalité par maladies cardiovasculaires est passée au second rang derrière celle liée aux maladies cancéreuses. Les études nous montrent que cette baisse de mortalité CV est bien sûr le fait d’une prise en charge de plus en plus performante des maladies CV une fois constituées mais, plus encore, d’une meilleure prévention de celles-ci.

Cependant, il reste beaucoup à faire ! En effet si l’espérance de vie moyenne en France à la naissance est parmi les plus hautes du monde (79,5 ans pour l’homme, 85,3 pour la femme), l’espérance de vie en bonne santé (63 ans pour l’homme, 65 pour la femme) est notoirement moins bonne que dans de nombreux pays européens (chiffres  2018). Les experts considèrent que cela est le fait d’une médecine française essentiellement curative et trop peu axée sur la prévention.

Lire la suite

Nos organisations syndicales sont maintenant des parties prenantes de la vie de l’accord QVT

Nos organisations syndicales sont maintenant des parties prenantes de la vie de l’accord QVT

Nathalie PONZEVERA. Entrée en 1989 à Air Inter, Nathalie Ponzevera rejoint Air France en 1997. En 2011 elle prend la responsabilité d’une ligne de Production à la Direction des moteurs (assemblage/desassemblage) de la Direction Industrielle. En 2014, elle est nommée Responsable Système de Management Intégré -Direction Industrielle Air France. Depuis janvier 2018, elle est Directrice Santé Sécurité et Qualité de vie au Travail -Air France Corporate.

MB : Pouvez-vous préciser votre périmètre au sein d’Air France ?

NP : Je couvre tout le domaine « Santé –Sécurité et Qualité de Vie au travail ». Air France a fait le choix d’avoir des équipes de médecins, d’infirmiers/ières et d’assistant.e.s sociales en propre. Mon premier rôle est donc d’animer toute la communauté de nos médecins du travail (environ trente)  et des infirmières de la compagnie (autour de soixante dix). Mon deuxième rôle est centré sur la médecine d’entreprise qui  délivre la licence d’aptitude  de nos personnels navigants. Je m’occupe également de la Sécurité au travail et notamment des questions de prévention avec une petite équipe de sept personnes dont quatre ergonomes en central, mais aussi près de soixante dix préventeurs dans les métiers. J’anime également en transverse une vingtaine d’Assistantes sociales.  Enfin j’ai en charge la Qualité de Vie au Travail où là encore je coordonne une équipe de conseillers QVT. 

Lire la suite

De la vitalité des collaborateurs à la vitalité de l'entreprise

De la vitalité des collaborateurs à la vitalité de l'entreprise

Par Véronique CHABERNAUD, Créer La Vitalité

Vous avez dit santé ?  Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la santé « est un état de complet bien-être physique, mental et social et qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Une belle définition qui a donné lieu à une noble vision, puisque l’OMS, dès 1948, s’est fixée pour mission « d’amener tous les peuples de l’humanité au plus haut niveau de santé ». 

Nous sommes malheureusement très éloignés de cette ambition. En France aujourd’hui, près de 10 millions de personnes en âge de travailler ont une ou plusieurs maladies chroniques, parmi lesquelles 385 000 nouveaux cas de cancer par an, 530 000 nouveaux cas de maladies cardio-vasculaires par an, 3,7 Millions de diabétiques avérés. Et ce n’est que la partie immergée de l’iceberg. 

Lire la suite

Changer le regard

Par Gaëlle MONTEILLER (Tod), Présidente et cofondatrice

Comment un autre regard sur les hommes et les femmes de l’entreprise peut-il contribuer a ameliorer la sante et le bien-etre des salaries ?

Aujourd’hui, il y a urgence à s’occuper de la santé psychique et du bien-être des collaborateurs. Le stress professionnel est devenu le premier risque pour la santé des travailleurs. Les souffrances pathologiques liées au travail ont augmenté en France au cours de la précédente décennie, conduisant aujourd’hui au chiffre affolant de 22 % des actifs présentant « une détresse orientant vers un trouble mental « (Fondation Pierre Deniker 2018). 

Sans aller jusqu’à la souffrance pathologique, toutes les études montrent aujourd’hui un désenchantement majeur des salariés pour leur travail (ennui, désenchantement, …) qui entraîne un « gâchis de talents », alors que les entreprises peinent à recruter ou à garder leurs meilleurs éléments. 

La santé et le bien-être au travail sont donc devenus un enjeu majeur pour les entreprises. 

Les raisons principales de ce « mal-être » sont la quête de sens, la recherche de réalisation professionnelle et d’alignement personnel. Les raisons invoquées dans les enquêtes sont, en effet, toujours les mêmes : l’absence de sens suffisant dans son travail, le manque de valorisation ou tout simplement des comportements managériaux inappropriés. La digitalisation et la financiarisation des organisations ont conduit en effet à une certaine déshumanisation de l’entreprise, dirigée par des chiffres et des tableaux de bord. L’Homme n’y trouve tout simplement pas sa place, réduit à des données chiffrées, regardé comme un coût, comme une ressource certes humaine, mais une ressource presque inconsommable. 

Les réponses apportées aujourd’hui soignent le mal, mais ne le guérissent pas. De nombreuses applications permettent de récréer des liens sociaux largement éprouvés par la digitalisation. D’autres vont faciliter l’équilibre vie professionnelle et vie personnelle en permettant de réaliser certaines tâches domestiques sur le temps professionnel.  Les entreprises perçues comme les bons élèves en termes de « bien-être au travail » font tout ce qu’ils peuvent : baby-foot, salle de sieste, séances de yoga... Ces activités ont toutes montré leur impact, mais ne s’attaquent pas aux causes origines de cette entreprise désenchantée, source de souffrance, dont l’accroissement des burn-out, bore-out ou autres maux psychosomatiques ne sont que les symptômes. 

À la recherche du sens et des valeurs perdues... Aujourd’hui, les salariés ne viennent pas au travail pour s’amuser ou rencontrer des nouveaux amis, ils veulent donner du sens à leur vie, être fiers de ce qu’ils apportent à leur entreprise, s’engager dans des projets porteurs de sens à leurs yeux et célébrer des victoires collectives. Mais surtout, ce qui les motive le plus, ce qu’ils recherchent avant tout, c’est une véritable réalisation personnelle, au travers d’expériences qui les font grandir tout au long de leur vie professionnelle. Les jeunes générations, plus particulièrement, recherchent cette stimulation permanente, ce besoin de confronter sans cesse leur situation, leurs actions avec leurs aspirations et ne peuvent concevoir d’être enfermées dans des cases ou des cursus tout tracés. 

Or la réponse à toutes ces attentes, qui sont autant d’opportunités pour l’entreprise de mieux révéler son capital humain, de mettre toute l’énergie humaine aujourd’hui gâchée ou simplement cachée au service de la promesse de l’entreprise, relève du management, du regard porté sur les hommes et les femmes. L’entreprise doit proposer une autre expérience-employé plus responsabilisant, un autre regard.   

Mettre en place l’environnement managérial et l’organisation adéquats qui permettront de révéler ces potentiels d’engagement puis de les marier aux enjeux et postes où ils seront le plus à même de s’exprimer devient alors le défi majeur que les nouvelles DRHs doivent aujourd’hui relever. 

Il est essentiel d’avoir un autre regard sur les hommes et les femmes de l’entreprise pour leur permettre de se réaliser et de grandir dans leur travail.  

Il est essentiel de ne pas réduire les ressources humaines à des tables de compétences évaluées sur des grilles, à des diplômes plus ou moins cotés. C’est un regard plus pertinent qui permettra une meilleure valorisation et exploitation du capital humain. Il s’agit au-delà de l’analyse des CVs, de s’intéresser à ce que chaque homme a de singulier et d’unique, ses valeurs, ses ressorts propres, ses aspirations, ses véritables talents. Il est temps d’associer à l’approche digitale une attitude « Human centric » en écho à l’approche « Customer centric ». Cette approche s’oppose radicalement à l’approche globale numérisée qui cherche à faire entrer les hommes et les femmes dans des cases, dans des parcours tout faits, parfois à vie. « Human centric » signifie que chaque salarié doit se sentir unique, doit se sentir valorisé pour ce qu’il est et pouvoir exprimer tout son potentiel.  Et c’est ce potentiel humain, c’est cette énergie que chacun porte en lui, cette aspiration à se réaliser au service d’un projet qui devient la compétence essentielle. Car sans cette énergie, sans engagement, les entreprises resteront remplies de magnifiques compétences inexploitées et en souffrance !

Que serait une équipe de foot avec les meilleurs joueurs du monde s’ils n’avaient pas envie de jouer ensemble, s’ils ne partageaient pas collectivement le même engagement vers la victoire ? 

Les neurosciences et la psychologie permettent aujourd’hui de mieux identifier les comportements humains et prédire leurs interactions. De ces travaux scientifiques, ont émergé de nouveaux outils du management des talents basés sur l’évaluation des valeurs humaines et l’identification des moteurs humains de chacun. En révélant la véritable dimension du capital humain, ces outils deviennent de véritables boosters d’engagement, des catalyseurs d’innovation et de transformation des entreprises.  Nous assisterons dans les prochaines années au véritable retour de l’Homme au cœur de l’entreprise, dont l’énergie et la force ne seront pas remplacées, mais augmentées par la puissance du digital.

  

 

 

        
 

Les articles relatifs à la QVT