Pour une meilleure qualité de vie au travail ...

Pour une approche holistique

Pour une approche holistique

Gaëlle Bassuel est Fondatrice & CEO de Yesweshare (www.yesweshare.fr)

La qualité de vie au travail doit être abordée de façon holistique et systémique car elle est la conjonction d’un faisceau de facteurs et d’actions : l’environnement de travail, le degré d’autonomie, la culture de la reconnaissance et du feedback, les perspectives d’évolution, le sens et les valeurs de l’organisation, le droit à l’erreur, l’ambiance de travail….

En particulier, se sentir considéré comme une personne à part entière et non pas réduit à une fonction est un élément essentiel de la qualité de vie au travail. Sentir que l’on est protégé dans son individualité et que l’on n’est pas mis en porte-à-faux vis-à-vis des valeurs que l’on défend en est un autre.

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Améliorer la QVT par la bienveillance augmente la performance

Améliorer la QVT par la bienveillance augmente la performance

Par Jean-Ange LALLICAN, conférencier, auteur de «l’art de déléguer et manager par la confiance» Dunod

Les entreprises sont-elles plus profitables si leurs salariés sont heureux ?

Un certain nombre d’articles issus de recherches scientifiques nous confirment que les entreprises dans lesquelles les salariés sont heureux, sont plus profitables tant au plan organisationnel (taux de turnover moins élevés, rentabilité et profitabilité ; Boxall, Guthrie, Paauwe, 2016) qu’au plan macroéconomique (Welsh et Kuhling, 2016)…

Alors pourquoi sommes-nous nous si fébriles dans notre réflexion structurelle sur le management des relations humaines ?  D’autant qu’il est accepté désormais que l’on puisse plus aisément appréhender la question du bien-être ou du bonheur professionnel  dans l’entreprise. Que de temps perdus à la tergiversation. Selon certains médias, on regarde ceci très souvent par le seul prisme de la convivialité (aménagement de l’environnement de travail, sport, yoga, ateliers de sophrologie…).Il serait bien également de l’envisager aussi par une analyse de l’activité, du sens du travail, des postures, des attitudes, des comportements. J’aurais l’occasion, avec Caroline Ruiler qui collabore avec moi à un nouvel ouvrage sur le sujet de la bienveillance au travail, de vous en détailler certains éléments, lors de sa sortie en  fin 2019. 

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Du Bore Out et de son traitement médiatique

Du Bore Out et de son traitement médiatique

Par Emmanuel Abord de Chatillon et Céline Desmarais
Emmanuel Abord de Chatillon (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) Professeur des Universités à l’IAE de L’université de Grenoble. Il est responsable du Master Management Stratégique des Ressources Humaines et dirige la chaire Management et Santé au Travail. Il coordonne avec Olivier Bachelard (EM Lyon / St Etienne) et Tarik Chakor (Université de Savoie), le GRT Santé et Travail de l’AGRH.

Céline Desmarais (celine.desmarais@heig-vd) est professeur ordinaire à la Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion du canton de Vaud. Elle dirige le MAS Human System Engineering, formation originale qui promeut une vision du management comme responsable. Ses travaux de recherche portent sur le rôle des managers, les spécificités du management public, mais aussi l’analyse des outils de gestion de la santé au travail. Elle collabore à la chaire Management et Santé au Travail.

Nous nous intéressons à la santé au travail (c’est même une partie de notre activité de recherche) et nous avons tous les deux été surpris par l’ensemble de ce qui a été dit sur le bore-out. L’ensemble des supports de presse ont repris avec gourmandise une idée simple : on parle depuis trop longtemps de la souffrance au travail, notamment à travers les concepts de stress et de burnout, mais le problème n’est pas là. En nous focalisant sur le burnout (cf. débat à l’Assemblée Nationale sur sa reconnaissance), les médias semblent vouloir faire passer l’idée qu’en focalisant notre attention sur l’épuisement professionnel, nous nous étions trompés de cible. le problème n’est pas un travail pénible, c’est une absence d’activité au travail, un ennui perpétuel, ce que certain nomme par comparaison au burnout, le bore-out qui correspondrait à un ennui tel que les salariés en deviennent malades.

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Comment sortir de l'enfer de l'email et de la réunionite

Comment sortir de l'enfer de l'email et de la réunionite

 

Par Arthur VINSON, Arthur a travaillé sur des sujets d’innovation et de marketing chez Lafarge pendant 7 ans avant de créer Mailoop. 

Il est urgent d’agir concrètement sur nos pratiques de communication digitale. Si les chiffres augmentent année après année (+5% d’e-mails professionnels par an), le sujet n’est pas suffisamment porté au niveau stratégique. J’ai fait l’exercice, dans un contexte où l’expérience collaborateur devient la clé de l’approche RH, de changer de point de vue, pour dessiner à l’échelle du temps de travail l’expérience associée aux RH vécue par le collaborateur.

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Gérer la mobilité de l'entreprise

Bruno Adeline Bruno Adeline crée JobiLX fin 2015 avec deux associés aux compétences techniques et marketing pour développer la plateforme de réduction des trajets domicile-travail par l’échange d’emplois. Ingénieur ESME,il a eu un parcours d’ingénieur d’Etudes dans l’ingénierie (SPIE / SGN) puis dans l’informatique (3M,Oracle). Depuis 20 ans il s’est consacré à sa sociéte dédiée au conseil en recrutement technique .

Les entreprises intègrent de  plus en plus  l’expérience  « globale »  du collaborateur  dans son  parcours de vie professionnelle et privée, pour privilégier des solutions de mobilité, de confort, de motivation, de formation de plus en plus individualisées.  La digitalisation des données offre l’opportunité de pouvoir le faire plus simplement et sans doute de manière plus « holistique » ; 

Mobilité professionnelle et mobilité géographique se confondent, l’une potentiellement au service de l’autre et réciproquement, le tout pour l’épanouissement du collaborateur et sa fidélisation à l’entreprise.

L’éloignement croissant de l’habitat à l’extérieur des grands centres urbains, et l’allongement des trajets domicile-travail constituent des composantes parmi  les plus structurantes de cet équilibre vie professionnelle /vie privée recherché par un nombre important de salariés. 43% des actifs Français estiment que leurs trajets professionnels impactent leur qualité de vie au travail1.

L’impact de ces trajets est non seulement social, mais également environnemental. Preuve en est, l’obligation règlementaire, pour les entreprises dont les sites accueillent au moins 100 salariés, de prendre des mesures (dont la facilitation des trajets domicile-travail) dans le cadre d’un Plan de Mobilité, et ce depuis janvier 2018.

Ainsi le  sujet « réduction du trajet domicile-travail des salariés » touche tout autant  les individus (1 Actif sur 3 se plaint de stress à cause de son trajet), que  les entreprises (100 000  accidents de trajets par an sont recensés  avec 77 jours en moyenne d’arrêt maladie pour un coût global de 2,3 milliards d’€2 ; sans oublier l’empreinte carbone, à hauteur de 12 millions de CO2. 

De nombreuses études nous permettent aujourd’hui d’en mesurer l’étendue. et de constater qu’il peut être un motif de départ de l’entreprise. Selon la dernière étude BVA Opinion/sales forces Sept 2018, 73% des salariés attendent une amélioration des conditions de trajet de la part des employeurs3.

Les solutions de mobilité alternatives de transport, sont expérimentées depuis quelques années (co-voiturage, auto partage, navettes, vélo, co-piétonnage). Elles  ont leur utilité  dans certains cas, certes, mais ne suffisent pas à couvrir tous les besoins, et surtout ne réduisent pas le trajet à la source. Les solutions d’organisation et d’aménagement des temps et des lieux de travail émergent : la flexibilité des horaires, le déploiement du télétravail, les tiers lieux, la facilitation dans certains cas du déménagement de l’employé. Mais là encore, ces dispositifs ne concernent pas tous les emplois et les métiers  qui ont obligation d’être présents sur le lieu de travail.

Les métiers de vente, de service, de contacts clientèle, de santé sont largement concernés et exclus du champ du télétravail par exemple.  

En somme, face à cette complexité, les entreprises associent encore avec difficulté les solutions d’amélioration des conditions de  transport avec les nouveaux modes d’organisation du travail.

Il y a place pour l’innovation, pour de nouveaux  dispositifs  grâce à des outils numériques pour mettre en place une gestion modernisée de la mobilité interne des emplois qui optimise, les trajets domicile-travail, le confort et l’évolution professionnelle, et la fidélisation à l’entreprise.

Ainsi, pour les entreprises multi-établissements, la proposition d’un rapprochement du lieu de travail du domicile apparaît comme une solution adaptée à de nombreux emplois, nécessitant une présence obligatoire sur le lieu de travail.

C’est par la détection du potentiel d’échanges d’emploi à poste équivalent au sein de la même entreprise (permutation entre deux collaborateurs), que se multiplient ainsi les  possibilités de rapprocher un grand nombre de salariés de leur site de travail, sans attendre une ouverture ou un remplacement de poste. De ce point de vue là, l’échange de lieu emploi  à poste équivalent se présente  comme un dispositif généralisable  à un très grand nombre de salariés.

Seul un outil numérique peut permettre de matcher un grand nombre de collaborateurs, d’emplois et de lieux d’emploi, d’avoir une vision à la fois exhaustive de la situation des trajets des collaborateurs et une base de propositions individuelles de mutation géographique. 

La prise en compte par la RH et l’anticipation de situations de trajets potentiellement critiques pour un collaborateur, témoigne de l’intérêt que son employeur lui porte et de la valeur qu’il lui accorde. Reste que le salarié doit être « volontaire » par l’expression d’un malaise ressenti de  son trajet. C’est là que la fonction RH prend toute sa dimension « humaine » par l’accompagnement des collaborateurs. 

En cela,  l’enquête menée par JobiLX en mai 2018 nous indique que 44 % des actifs accepteraient de la part de leurs employeurs, une proposition d’échange de lieu d’emploi pour se rapprocher de leur domicile4. Cela ouvre de belles perspectives.

Références
  1. Source étude IFOP pour Alphabet /1000 individus représentatifs de la population
  2. 100 000 accidents de trajets  et 7 700 000  jour d’arrêts de travail (source Livre blanc de l’Assurance Maladie : Prévenir le risque routier / 12 propositions  (2012) et 12 tonnes C02 dispersées par an ( source ADEME)
  3. Source : Etude BVA SEPTEMBRE 2018
  4. Source etude Survey Monkey /JobiLX mai 2018

JobiLX est le premier logiciel RH /RSE qui  permet  aux entreprises multi-sites de proposer à leurs employés de réduire les trajets domicile-travail et de rapprocher leur lieu de travail de leur domicile. L’application calcule et optimise les trajets, propose  un échange de lieu d’emploi entre deux collaborateurs qui occupent le même poste et ainsi peuvent se rapprocher de chez eux. Fini le stress et la fatigue des longs trajets, les accidents de trajets ! Les groupes Carrefour, Franprix et La Poste sont clients utilisateurs de l’application.

  

 

 

        

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