Pour aller plus loin avec la prospective ...

La RSE n’est pas un accessoire de mode  !

La RSE n’est pas un accessoire de mode  !

Interview d’Alain Masson, Directeur Responsabilité Sociale de l’Entreprise, Sodexo France

Comment est organisée la fonction RSE chez Sodexo ?

La RSE est un sujet transversal et très important chez Sodexo. C’est pourquoi, elle est rattachée directement à un membre du Comité Exécutif qui pilote la « Direction des Projets Stratégiques et RSE ». Ensuite, en tant que Directeur de la RSE en France, j’ai une équipe de quatre personnes qui travaille avec moi et qui porte les sujets auprès des équipes. Puis nous nous appuyons sur des ambassadeurs dans les différentes entités du groupe. 

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RH, Communication & RSE cher INVIVO

RH, Communication & RSE cher INVIVO

Interview de Sébastien Graff, Directeur des Ressources Humaines, de la Communication et de la RSE chez INVIVO

Depuis quand la fonction RH est-elle en charge de la RSE chez InVivo ?

La thématique de la RSE est apparue dans l’entreprise fin 2010 et s’est naturellement intégrée au sein de la direction des RH. L’objectif de l’époque était d’introduire un quadrilatère vertueux traitant des mêmes sujets RSE, au sein des directions de la RH, de la communication, de la RSE et d’« Invivo Foundation » (le fonds de dotation d’InVivo dédié à une mission d’intérêt général).

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La RSE, c’est aussi le « bien-être » des collaboratrices (teurs)…

La RSE, c’est aussi le « bien-être » des collaboratrices (teurs)…

Par Clara Getzel, Directrice générale de Kandu

Le confort des espaces de travail, un enjeu sous-estimé. 17,2 jours : c’est en moyenne le nombre de jours d’absence par an et par salarié en France1. Un record depuis 10 ans ! Les entreprises l’ont compris : un salarié épanoui au travail sera moins absent et plus productif. … les initiatives, parfois superficielles, se multiplient pour améliorer la cohésion des équipes et entretenir une bonne ambiance de travail. 

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La RSE, pacte avec le diable ou véritable raison d’être des organisations

La RSE, pacte avec le diable ou véritable raison d’être des organisations

 

Par Lidwine Maizeray, Maître de Conférences, Responsable du M1 Métiers de la Gestion des Ressources Humaines, IAE de Lille

Auparavant la dimension éthique de la RSE était l’apanage des financiers, réaffirmée avec l’accountability et le fait de rendre des comptes suite aux scandales comme celui d’Enron par exemple. Puis, la RSE s’est essentiellement tournée vers le développement durable et la prise en compte des impacts qu’une organisation peut avoir sur son environnement quand elle ne s’intéresse pas au respect des droits de l’homme sous l’angle social de la non-discrimination, voire de la gestion de la diversité. Si le développement durable est parfois travaillé par les services d’achats et de communication des grandes entreprises, la dimension sociale de la RSE, quant à elle, relève très souvent des services ressources humaines ou des services dédiés et rattachés aux ressources humaines, quand les deux autres dimensions peuvent être rattachées à un service RSE propre et décorrélé de celles-ci. 

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La RSE, c’est aussi le « bien-être » des collaboratrices (teurs)…

Par Clara Getzel, Directrice générale de Kandu

Le confort des espaces de travail, un enjeu sous-estimé. 17,2 jours : c’est en moyenne le nombre de jours d’absence par an et par salarié en France1. Un record depuis 10 ans ! Les entreprises l’ont compris : un salarié épanoui au travail sera moins absent et plus productif. … les initiatives, parfois superficielles, se multiplient pour améliorer la cohésion des équipes et entretenir une bonne ambiance de travail. 

Manque de confort rime avec baisse de productivité

Efficaces à court terme pour cultiver sa marque employeur, ces projets ne sauraient l’être pleinement s’ils n’étaient pas complétés par des actions plus globales d’amélioration du confort des espaces de travail. Les open spaces trop denses, bruyants, mal éclairés, peu aérés et surchauffés sont légion et nuisent inévitablement au bien-être de leurs occupants. Et les études se multiplient pour prouver la déperdition de productivité qu’ils engendrent : il faut 20 minutes pour se concentrer de nouveau après une interruption sonore, et on observe une baisse de 35% des arrêts maladie de courte durée avec un bureau bien ventilé ! Mais de tels projets nécessitent bien souvent le recours à des experts variés, comme des architectes ou des bureaux d’étude, sans compter ensuite le coût des travaux à réaliser. Cette perspective d’investissements financiers importants freine la volonté des entreprises qui souhaitent passer à l’action mais qui n’ont pas les mêmes moyens que les grands groupes. 

Le confort accessible à tous

Heureusement, des solutions plus simples et plus accessibles existent pour aider les entreprises, quelle que soit leur taille, à rendre leurs bureaux plus sains pour leurs salariés. Ces solutions proposent un diagnostic complet, à la portée de tous, réalisé grâce à des objets connectés qui mesurent jusqu’à 4 facteurs de confort. D’abord, et sans doute le plus évident, l’acoustique : trop de bruit engendre une fatigue supplémentaire et des difficultés à se concentrer. D’après un sondage IFOP, 59% des actifs français déclarent être gênés par le bruit au travail ! Ensuite, la luminosité : qu’on ait trop peu de lumière ou au contraire qu’on soit ébloui, les yeux sont alors trop sollicités en journée, une situation qui altère le sommeil. Mais aussi la qualité de l’air : alors que nous passons 90% de notre temps à l’intérieur de bâtiments, l’importance de ventiler correctement son espace de travail et d’en purifier l’air est sous-estimée. Pourtant, un air vicié entraîne une activité intellectuelle ralentie, des bronches irritées et une peau agressée. Enfin, une température convenable est recommandée pour éviter des tensions inutiles et une énergie mal dépensée. On estime ainsi que la température idéale se situe entre 20°C et 24°C.

Ces mesures, complétées d’une étude qualitative anonyme du ressenti des occupants de l’espace de travail diagnostiqué, permettent d’obtenir une cartographie précise des types de confort. C’est ainsi que les points d’amélioration du confort peuvent ensuite être identifiés ; des recommandations de solutions techniques adaptées et des conseils sur l’organisation de l’espace peuvent être proposés ; enfin des travaux d’amélioration peuvent être menés, au rythme souhaité par l’entreprise et selon le budget qu’elle souhaite y accorder.

Un avant/après probant

Ce type d’accompagnement de A à Z séduit les entreprises notamment pour leurs espaces de bureaux, mais aussi leurs salles de réunions. L’enjeu y est en effet tout aussi important, tant le manque de confort peut impacter la concentration, la qualité des échanges et les prises de décisions. 

C’est le cas d’Altaÿs, éditeur de solutions RH, qui a récemment décidé de se faire aider dans son projet d’amélioration du confort de ses espaces de travail. L’objectif : rendre plus agréables deux salles de réunion dont l’acoustique posait problème : « Notre grande salle résonnait tellement que même à l’extérieur, on entendait un brouhaha constant. Dans la petite salle, les personnes qui s’isolaient pour une téléconférence ou juste un coup de fil, étaient obligées de se plier en deux et de mettre la main devant la bouche pour pouvoir parler doucement et se faire entendre quand même » explique Aurélie Boutin, directrice du développement d’Altaÿs. Suite à un diagnostic et selon les recommandations reçues, des panneaux acoustiques sont posés. « Nous avons fait l’installation nous-mêmes sans difficulté, et le résultat est tout à fait probant, notamment dans la grande salle. Dans la petite salle, ça va beaucoup mieux : on n’a plus besoin de se plier en deux pour téléphoner », s’enthousiasme Aurélie Boutin. De son côté, Yann Gurzennec, président d’Altaÿs, témoigne d’un véritable gain de productivité : « Les salariés ont tout de suite vu la différence ! Les réunions sont plus pertinentes et la concentration est plus élevée. »

Une expérience positive qui devrait faire des émules, tant les enjeux sont importants : on observe 35% de turnover en moins dans les entreprises agissant pour le bien être des salariés2 !


1   Selon le baromètre annuel réalisé par AG2R La Mondiale et le Cabinet Ayming en septembre 2018 (après une étude sur 46 540 entreprises employant 1 836 802 salariés du secteur privé).

2   Source : Gallup, “Wellbeing : The Five Essential Elements” T. Rathand J. Harter

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Mots-clés: START-UP, RSE, MagRH8

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