Pour aller plus loin avec la prospective ...

La RSE et la CFTC

La RSE et la CFTC

Par Cécile Blondelon, Conseillère technique en charge du dossier RSE

Pour la CFTC, les enjeux économiques, sociaux et environnementaux sont liés. Partant de ce postulat, notre confédération promeut une prise en compte systématique de ces questions dans les décisions stratégiques des entreprises et les politiques publiques. In fine, il s’agit de transformer notre modèle capitaliste en une économie davantage respectueuse de l’humain et de son environnement. 

Ainsi, la CFTC défend ardemment une transition écologique socialement juste de notre société, comme en témoignent nos « 66 propositions pour un pacte social et écologique », formulées avec d’autres acteurs de la société civile. Notre confédération est en effet convaincue qu’un tel changement de modèle constitue une opportunité pour renforcer notre compétitivité, redynamiser nos territoires, créer des emplois de qualité, redéfinir notre contrat social et préserver notre environnement. A nous de la saisir ! 

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RSE, bien commun et projet d’entreprise

RSE, bien commun et projet d’entreprise

Patrick Storhaye, Président de Flexity, Professeur Associé au CNAM Paris, fondateur de RH info

En 2014, plusieurs acteurs de l’industrie pharmaceutique Nord-Américaine avaient été pointés du doigt, notamment par Hillary Clinton, pour avoir augmenté brutalement le prix de certains médicaments vitaux, et ce dans des proportions ahurissantes. Martin Shkreli, alors CEO de Turing Pharmaceuticals qui avait augmenté un de ses produits de 5 000%, était au centre de la polémique1 et fut alors désigné2 comme l’homme « le plus détesté » des Etats-Unis.  Dans un entretien sur CNBC3, le CEO de Valeant vantait de son côté les mérites de sa stratégie de croissance par acquisitions, financée par une dette aussi galopante qu’importante, comme la meilleure option pour ses actionnaires. Plusieurs articles4 fustigeaient alors sa propension à servir le seul intérêt de ses actionnaires au détriment de celui des patient·es. Elu CEO de l’année5 en 2015, il fut limogé6 en 2016, sa stratégie explosant en vol, puis arrêté7 ensuite pour soupçons de fraude. Warren Buffet8 le donna alors en exemple de ce qu’il ne faut pas faire pour présider aux destinées d’une entreprise.

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La RSE face aux perspectives de l’anthropocène

La RSE face aux perspectives de l’anthropocène

Par Hubert Landier

Les entreprises, et plus particulièrement les grandes entreprises, sont aujourd’hui de plus en plus nombreuses à se recommander de la RSE, ceci au double sens de responsabilité sociale et de responsabilité sociétale, ce qui inclut les relations avec leur environnement. Peu importe pour l’instant les raisons d’un tel engagement (on y reviendra). La question qui se pose, c’est celui de la pertinence d’une telle démarche face aux perspectives que nous laissent prévoir les travaux du GIEC et de la communauté scientifique mondiale en ce qui concerne l’habitabilité même de la planète d’ici la fin du siècle.

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L’engagement solidaire, nouveau management RH  ?

L’engagement solidaire, nouveau management RH  ?

Par Lucie Gaudens, Directrice communication de microDON

Depuis quelques années, les RH sont confrontées à de nouvelles problématiques soulevées notamment par l’arrivée des Millenials sur le marché du travail. Des sujets tels que le sens au travail, l’engagement ou encore la qualité de vie au travail ont ainsi amené beaucoup d’entreprises à remettre en question leur mode de fonctionnement “traditionnel” pour s’ouvrir à de nouvelles formes d’organisation plus adaptées aux aspirations de leurs salariés. De profondes mutations qui ne sont pas sans conséquences sur le management qui lui aussi doit être réinventé… et si la solidarité en était la clé ? 

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Il est temps que les DRH et les directeurs RSE se parlent  !

Interview de Fabrice Bonnifet, Président du C3D (Collège des directeurs du DD), Propos recueillis par Martin Richer

Pouvez-vous nous présenter le C3D en quelques mots ?

L’ambition du C3D est d’être l’association de référence des acteurs qui œuvrent pour des entreprises plus responsables ! Plus de 150 Responsables DD/RSE d’entreprises ont rejoint le C3D en 11 ans dont 42 dans les 12 derniers mois. Le C3D est une communauté de gens qui s’entendent bien et qui aiment collaborer ensemble pour le bien commun.

A quoi attribuez-vous la bonne dynamique de vos adhésions ? 

Le développement durable pour une entreprise n’a rien d’obligatoire car sa survie n’est pas non plus indispensable. A priori peu d’entreprises souhaitent disparaître alors le développement durable tend à s’imposer comme une évidence. Il était temps et c’est ce qui explique l’augmentation du nombre des adhésions, car au C3D nous travaillons sur la durabilité des modèles économiques dans un monde en voie de décarbonation. 

Quelles sont les principales tendances que vous voyez à l’œuvre concernant la RSE et le DD ?

La tendance est de passer du pourquoi au comment, du blabla à l’action, des analyses de risques à la mise en œuvre des actions correctives, du « faire moins mal » au « faire mieux autrement », de l’engagement à l’implication…. La tendance c’est de décarboner par tous les moyens, les autres aspects de la RSE en dépendent.

Que répondez-vous à ceux qui pensent que la RSE et le DD ne sont que le paravent masquant les dérives d’un « capitalisme devenu fou », pour reprendre l’expression d’Emmanuel Macron le 11 juin à l’OIT ? 

Je leur réponds que oui l’humanité marche sur la tête. Oui le modèle qui consiste à créer puis vendre certains produits dont nous n’avons vraiment pas besoin, avec de l’argent que beaucoup n’ont pas ou plus, tout cela pour impressionner d’autres gens qui en n’ont rien à faire est un modèle pour le moins bizarre et qui nous conduit à l’effondrement. Mais je leur répond aussi qu’il y a nombre d’entreprises qui œuvrent pour améliorer effectivement la vie quotidienne des gens…..personne ne veut retourner chez un dentiste des années 80 !, la technologie est utile il est idiot de le contester, mais les comportements de consommation vont devoir évoluer vers plus de sobriété, car les modes de vie actuels d’une partie de l’humanité ne sont pas soutenables. Face aux défis de la RSE, les fatalistes dénigrent, les lâches se cachent et les courageux et les lucides essaient d’agir !

Vous êtes un défenseur de la notion d’entreprise contributive. Qu’est-ce que cela apporte par rapport à tout ce que la RSE est déjà ? 

Avec Céline Puff Ardichvili nous souhaitons, avec la promotion du modèle de l’entreprise contributive, apporter des clés pour l’action des entreprises qui ambitionnent de faire évoluer leur raison d’être à partir des faits scientifiques, afin de concilier ce qui apparaît pour beaucoup comme irréconciliable : la durabilité et l’abondance pour les parties prenantes. L’impossible c’est du possible non encore réalisé, parait-il. La RSE représente la nomenclature des thèmes à aborder, les principes de l’entreprise contributive expliquent comment mettre pratiquement en œuvre une démarche crédible de durabilité. J’encourage tous les curieux à aller sur notre blog entreprisecontributive.blog.

Vous avez fait part de votre regret concernant le manque d’enthousiasme des DRH face aux enjeux sociétaux et environnementaux ; quels sont les points majeurs ? 

Pas tous les DRH mais beaucoup ! Au démarrage des démarches DD/RSE dans les entreprises, la fonction RH a souvent perçu le DD pour sa composante sociale comme une démarche « concurrente ». Ce n’est plus vraiment d’actualité mais que de temps perdu en lutte stérile et jeu de pouvoir inutile. Mais le tort était partagé, nous avons manqué de dialogue avec cette fonction. Compte tenu des enjeux, il est urgentissime de combiner nos compétences pour agir dans l’intérêt des collaborateurs et donc de nos entreprises.

Vous considérez que la mode du « flex-office » est déjà dépassée, pourquoi ? 

Complétement dépassé et pour moi c’est une énigme de voir perdurer cette pratique. Nous avons besoin d’aménagement de bureaux qui respectent les cycles physiologiques, l’intimité des gens, la concentration pour la réalisation des tâches critiques et qui subliment le travail collaboratif. Le flex-office vise le contraire de cet objectif. A la maison vous ne faites pas dans la chambre ce que vous faites dans la cuisine, non ? Tôt ou tard les bureaux seront organisés par typologie de tâches, afin d’apporter un confort optimum adapté aux différents usages. 85% des dépenses pour un bâtiment tertiaire ce sont les salaires, il est largement temps de faire évoluer simultanément les pratiques de management et les espaces de travail. 

Que faut-il faire pour que DRH et DRSE travaillent mieux ensemble ? 

Qu’ils se parlent ! 

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Mots-clés: RSE, MagRH8

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