D'autres articles sur le thème des technologies et de la transformation

SIRH : Les frontières se déplacent... les conflits aussi

SIRH : Les frontières se déplacent... les conflits aussi

« Le territoire témoigne d’une appropriation à la fois économique, idéologique et politique (sociale donc) de l’espace par des groupes qui se donnent une représentation particulière d’eux-mêmes, de leur histoire, de leur singularité »[1]. Avec cette affirmation, le géographe français Guy Di Méo nous renvoie finalement à ce qui est peut-être un atavisme dont on est encore bien loin de s’affranchir contrairement à ce que les sirènes digitales voudraient faire croire. L’engouement pour une transformation digitale qui modifie notre rapport à l’espace et au temps au point d’abolir les frontières et les silos des organisations ne doit pas occulter une réalité humaine faite d’aversion au risque et de peurs dont on sait qu’elles sont au cœur du besoin de contrôle donc du réflexe du territoire, donc des frontières.

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IA et fonction RH : Des mythes et quelles réalités ?

IA et fonction RH : Des mythes et quelles réalités ?

Nous vivons actuellement une transformation majeure de société intrinsèquement liée à la large révolution scientifique et technologique que constitue mes NBIC qui sont l’interconnexion croissante entre « l'infiniment petit (N), la fabrication du vivant (B), les machines pensantes (I) et l'étude du cerveau humain (C)[1] ». Ces NBIC correspondent à la convergence de différentes sciences qui, jusqu’alors, étaient des disciplines autonomes. Les Nanotechnologies permettent d’accéder à l’infiniment petit, le milliardième de mètre, correspondant à l’atome. A ce niveau, on peut modéliser l’ensemble de notre monde, physique comme tout le monde vivant, humain compris, dans tous les processus de modélisation jusqu’au vivant.

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Fonction RH : 3 raisons pour investir le champ de l’analytique RH

Fonction RH : 3 raisons pour investir le champ de l’analytique RH

Dans la continuité du HR bashing auquel les praticien·nes RH sont régulièrement confronté·es, il n’est pas rare qu’on affuble la fonction RH (FRH) aussi d’un complexe, notamment par comparaison avec la fonction financière, celui du «chiffre». On pourrait presque y déceler les traces des oppositions binaires dont les commentateurs·trices en tout genre sont souvent friand·es : le chiffre viendrait imposer sa rigueur là où le verbe brillerait par son imprécision, les sciences que d’aucun·es aiment à qualifier de «dures» supplanteraient les approximations des dites «molles», l’apparence scientifique des cases d’Excel rassureraient les esprits cartésiens face au flou artistique des planches de Powerpoint... Pour peu, on opposerait presque l’indicateur à ce qui lui donne sens, l’économique au social, la norme face à la vie... Non ! La crédibilité de la fonction RH ne vient pas de sa capacité à brandir le chiffre, et son efficience non plus ! Ce serait simpliste et trop simple.

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AVANT PROPOS

AVANT PROPOS

Si notre dernier Mag accompagnait le déconfinement, le N°11 du MagRH surfe sur des temps orageux, troubles et troublés, sur des vagues virales qui avancent masquées et surtout sur une quasi-absence de cohérence et de cohésion sociale, ce qui n’arrange guère les possibilités de prospective crédible. 

Et pourtant, notre condition humaine nous oblige à cohabiter. Nous n’avons pas vocation à peupler les déserts de troupes entières d’anachorètes (oxymore ?) … L’écoute des arguments des " anti-masques " lors des manifestations récentes laissait perplexe : " ne touche pas à ma liberté… je fais ce que je veux…personne ne peut m’imposer de vivre comme je veux… " Et moi, et moi et moi pourrions-nous dire, comme le scandait Dutronc. Où est donc l’intérêt général dans tout ça ? Adolphe Thiers, dans l’histoire de la Révolution Française en 1841 décrivait justement le paysage : Les hommes ne peuvent pas vivre longtemps ensemble sans éprouver bientôt du penchant ou de la répugnance les uns pour les autres, et sans se grouper conformément à leurs inclinations. 

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Le seigneur des robots

Associée à l’imaginaire de science-fiction, l’intelligence artificielle alimente tous les fantasmes : fin du travail, domination des machines, disparition de l’humanité. Or ces craintes sont largement infondées.

Déjà très présente dans notre vie quotidienne, l’intelligence artificielle est en train de modifier en profondeur le fonctionnement des sociétés contemporaines et de l’économie. Que l’on parle de la voiture autonome, de la médecine préventive, du marketing prédictif, de l’Internet des objets ou des assistants vocaux, les progrès technologiques vont démultiplier les opportunités pour les individus et les entrepreneurs. Si vous pensez que les robots et les algorithmes vont remplacer la créativité et le savoir-faire humain, détrompez-vous ! L’heure est au foisonnement des synergies hommes- machines. Grâce A l’aide des technologies fondées sur l’intelligence artificielle, nous basculons dans l’ère du contexte et de la conversation permanente.

L’empathie, le dialogue et l’émotion deviennent alors des valeurs cardinales dans tous les domaines. Pour les entreprises, cela signifie que la valeur ajoutée se déplace vers de nouveaux territoires, au croisement du potentiel d’innovation et de l’identité affective de la marque : la proactivité, la personnalisation des services, la protection des données, la proximité et le pouvoir de la confiance. Durant les cinq à dix prochaines années, ces évolutions vont rebattre les cartes à tous les niveaux.

HALTE AUX CASSANDRES

L’IA est en train de révolutionner en profondeur le fonctionnement de notre société et de notre économie, mais à l’image des grandes ruptures technologiques de notre histoire elle ne signifie pas

la fin du travail. L’homme reste bien « le maître des robots ». Rappelons Platon dans Phèdre : Platon voyait l’écriture comme une technologie détruisant la mémoire, limitant le dialogue et empêchant l’échange d’idées. Les métiers les plus à risque sont ceux reposant sur le savoir plutôt que le faire.

COLLABORATION PLUTOT QUE COMPETITION

Le recours à l’IA va tendre à effacer les différences entre les marques en uniformisant les process, la partie humaine sera la seule clé de différenciation.

Nous sommes rentrés dans l’ère du contexte, c’est à dire de la connaissance précise des comportements de chacun par l’exploitation de la data, et de la conversation permanente entre les hommes et les marques, partout et tout le temps. Cette nouvelle ère redonne toute sa valeur à la relation humaine et à la relation émotionnelle.

La fin des interfaces traditionnelles : les applications de messageries instantanées et les interfaces vocales seront des canaux majeurs demain. Les marques doivent apprendre à commercer dans un monde avec moins d’écran

LE VRAI DEFI N’EST PAS LA TECHNIQUE : LE VRAI DEFI C’EST LA FORMATION

Les entreprises doivent se transformer pour répondre aux nouvelles attentes et aux comportements de leurs clients. L’IA doit être mise au service de la relation humaine car c’est sur le contenu de la relation avec leurs clients que se déplace le nouveau territoire de la création de valeur pour les marques. Au-delà de la transformation digitale, la formation sera l’un des grands défis des années à venir. Vos salariés sont- ils «digital fluent» ?

Arnaud de Lacoste est Directeur Général du Groupe Acticall Sitel qu’il a cofondé en 1994 et qui est devenu l’un des leaders mondiaux de l’expérience client avec 76 000 salariés dans 23 pays. Dans ses fonctions à la tête du Groupe, Arnaud de Lacoste conduit les nouvelles stratégies de transformation et de digitalisation de l’expérience client. Entrepreneur curieux et passionné, il développe sa vision au fil des rencontres de start-up aux quatre coins du monde.

  

 

 

        

Transformation numérique, technologies, intelligence artificielle ...