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Editorial MagRH N°6

Edito Perret

Ravi de vous retrouver une fois encore et, je vous l’assure, c’est un moment particulièrement agréable, après avoir reçu les contributions de nos partenaires, de nos amis, de nos relations d’un jour, mais qui nous rejoignent dans cette attente de vous faire partager leurs réflexions ou leurs expériences. Plus que jamais nous confirmons notre volonté de vous soumettre des visions d’une problématique qui, parfois, ne rentrent pas dans nos références, mais qui peuvent vous aider à conforter votre jugement.  Et avec la QVT, ce n’est pas une mince affaire.

Le MagRH c’est ça : l’ouverture, la diversité, mais aussi la complémentarité et la confrontation. 

Nous avons décidé de ne plus communiquer sur le nombre de personnes qui téléchargent MagRH. Maintenant que l’on compte en centaine de milliers, ce n’est plus nécessaire. En revanche, nous n’arrêterons pas de communiquer sur les contenus. Ce 360° sur un sujet RH reste la force et l’originalité du Mag. Une de nos lectrices, enseignante en RH, conseille à ses étudiants de s’abonner gratuitement au numérique au prétexte qu’ils économiseront 4 ouvrages par an. Un merveilleux compliment, surtout si nous, nous espérons en même temps, pouvoir donner au lecteur l’envie d’en savoir plus encore sur les contributeurs et leurs autres textes.

Maintenant la QVT … François Geuze, Michel Barabel et moi avons eu une sacrée surprise. Ce sujet est certainement d’actualité. Il est vaste, de la santé au travail, aux conditions de travail en passant par le bien-être. Et autant les avis des « experts » sont nombreux et divers, autant les innovateurs présents dans notre chapitre 3 occupent le terrain, autant les « entreprises » ont du mal à parler de leurs accords, de leurs politiques, de leurs engagements. Non, ce n’est pas qu’elles ne font rien. Mais elles ont du mal à communiquer sur le sujet. Alors que les questions sont posées : quels sont les effets économiques de la QVT ? Est-ce là la concrétisation de pouvoir mettre le « H » au centre de la préoccupation du DRH ? Est-ce une possibilité de redonner un sens aux relations sociales ? Et doit-on se méfier des dérives ? Ces questions ont-elles seulement des réponses ? La crainte de donner dans les effets de mode est-elle présente ? Le silence des entreprises en est peut-être simplement l’explication… 

Quoiqu’il en soit, grandes entreprises et ETI ont encore répondu à nos questions, à nos demandes d’échange d’expériences, et ce sera à vous de vous faire une idée et, peut-être, de passer à l’action.

Pour terminer, deux nouvelles : 

D’abord allez trouver en fin de publication page … une nouvelle rubrique, nommée RH Connexion, qui permet aux RH en repositionnement de se faire connaître. Leurs coordonnées sont accessibles par lien LinkedIn, et les classements déterminés par régions souhaitées et par niveau d’expertise. 

Employeurs potentiels, cabinets de recrutement, sociétés de management de transition, à vos clics, vous pouvez les approcher sans retenue. 

Maintenant, si vous êtes vous-même RH en recherche, et que vous voulez profiter de cette opportunité (gracieuse) de visibilité, notez sur un message à l’attention de : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. : vos nom et prénoms, votre titre, votre région souhaitée et la mention junior ou expérimenté, et vous terminez par le lien de votre profil Linkedin.

Enfin, soucieux d’éviter toute exclusion, le MagRH est fier d’annoncer que le site www.magrh.fr est maintenant accessible aux mal-voyants. En cliquant sur l’icone appropriée, vous accédez à la version lue des articles du MagRH. Une forme de QVT en quelque sorte…

Le Mag RH se fixe de hauts niveaux de qualité, à l’image de celle de nos lecteurs….merci à vous !

 

L'équipe du MagRH, André Perret, Michel Barabel & François Geuze

De quoi MagRH est-il le nom ?

De quoi le MagRH est-il le nom ?

Le magazine MagRH est né... Pas besoin de forceps ni de césarienne, l’accouchement fût d’autant plus facile que nous avons rencontré sur notre route une foule d’ami(e)s tous plus encourageants les uns que les autres.

Cette revue sera trimestrielle et gratuite. Elle sera composée à chaque fois d’un dossier avec une logique multimédia appuyée. En 2018, nous avons apporté des focus sur

  • l’Intelligence artificielle,
  • Les nouvelles stratégies syndicales,
  • Les femmes et l'entreprise. 
  • La formation professionnelle

Ces dossiers donnent parfois la parole à des protagonistes n’ayant pas forcément le même point de vue. Nous ne sommes ni pour le politiquement correct ni pour le consensus mou.

A la suite des dossiers, vous trouverez une rubrique nommée « rubrique à brac » vous fera part de « lu pour vous », de films, d’événements à ne pas manquer, d’événements que vous avez manqués, de sites à consulter, ou encore d’un avis de juriste ... Autant de rubriques amenées à se développer et se professionnaliser dans le courant de l'année 2019

Enfin, de temps à autres, nous pourrons conclure par une tribune libre, un « coup de gueule », une vision décalée, une interprétation de l’actualité.

Maintenant « nous » qui sommes-nous ?

Une équipe de DRH, de consultants, d’auteurs, d’universitaires, toutes et tous amoureux d’une profession que nous souhaitons défendre : les Ressources Humaines. Nous nous sommes constitués en association « Reconquête RH » que vous pourrez rejoindre si le cœur vous en dit. La cotisation est symbolique, compte seulement la motivation à accepter le débat et l’action pour donner à cette fonction toute la valeur qui nous fait dire que l’on peut être fier d’être DRH....

André Perret, Michel Barabel, François Geuze 

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Denis MONNEUSE, Enseignant-chercheur, directeur du cabinet de conseil « Poil à Gratter »

Donald Trump n’a pas le monopole des fake news. Et Facebook n’est pas le seul vecteur mêlant allégrement information et désinformation. LinkedIn et bien d’autres médias spécialisés en management et en ressources humaines sont infestés par des coachs, consultants et autres penseurs en tout genre qui ont un mot à dire sur tout en général et sur la qualité de vie au travail (QVT) en particulier. C’est ainsi que se répandent sur ce sujet des opinions et des croyances, peut être vraies, peut être fausses, mais nullement vérifiées empiriquement ni évaluées scientifiquement, pourtant présentées avec aplomb comme des vérités révélées.

Sébastien Richard est maître de conférences en Economie à l’Université de Lille où il a dirigé pendant 10 ans le Master Management des Ressources Humaines. Ses travaux de recherche appliquée portent sur l’absentéisme, le présentéisme, et plus généralement sur l’efficacité du capital humain. Il est également directeur scientifique d’Havasu, start-up spécialisée dans l’analytique RH. 

Que le lecteur nous pardonne, cet article débute par l’évocation d’une histoire. Celle de Mr-Shm.t, ouvrier du bâtiment en Egypte. En ce mois de Mars, période de forte prévalence de nombreuses affections pulmonaires et gastro-intestinales, Mr-Shm.t est malade. Depuis deux jours, il n’est pas allé travaillé. C’est assez habituel dans le métier ; le gouvernement, qui est son employeur, contrôle donc assez précisément les motifs des absences mais maintient le salaire de ses ouvriers lorsqu’ils sont malades. Il leur offre également la possibilité d’aller consulter gracieusement un médecin.

Karen Demaison, Consultante RH & facilitatrice, spécialiste de la Qualité de Vie au Travail, Karen cumule 10 ans d’expérience dans la formation et le conseil en organisation avant de se tourner vers la fonction RH en 2006, Responsable RH chez Altran, à la Mutuelle Générale de la Police et chez Enercoop. Lors de sa dernière expérience de Responsable

Dans une majorité d’entreprises, la qualité de vie au travail est vue sous l’angle de services au salarié (conciergerie, espace de détente et de sieste, ateliers sportifs pendant la pause méridienne, massages, petits déjeuners bio, etc…). Certes, ces services sont appréciables mais font partie des dispositifs périphériques du travail et n’adressent pas les vrais enjeux de la qualité de vie au travail.

Et, si la qualité de vie au travail dépendait de la création et de l’animation de collectifs en lien avec des valeurs humaines fortes, vraiment mises en place et non affichées ?

Par Christophe VIGNON, Maître de conférences à l’IGR-IAE de Rennes, membre du CREM (Centre de Recherche en économie et management) UMR CNRS 6211, membre fondateur du groupe de recherche POTES (Psychanalyse Organisation Travail et Société) dans le cadre de l’AIMS (Association Internationale du Management Stratégique). Après avoir longtemps travaillé sur le Management des ressources humaines dans la grande distribution, mes travaux portent actuellement sur l’incarnation éthique des managers, la pédagogie du management et sur les apports de la psychanalyse pour comprendre les phénomènes organisationnels.

Ce titre est provocateur. Mon propos ne consiste pas à dire qu’il faut rendre les gens malheureux au travail. Il me semble toutefois illusoire de vouloir rendre les gens heureux à leur insu, 1984 nous guette. C’est le risque que nous courons en GRH à vouloir processer la quête du bien-être. Les personnes avec qui Agnès Vandevelde Rougale (2017) a travaillé, tant en Irlande qu’en France, semblaient souffrir davantage après être entrées dans le processus de gestion du harcèlement, que du seul fait d’avoir été harcelées. En ce sens, les normalisations langagières obèrent la possibilité de subjectivation par les membres des organisations, notamment lorsqu’ils sont en souffrance.

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